Le cauchemar de Darwin
J'ai récemment vu ce documentaire : Darwin's Nightmare.
Quel cauchemar ! Les images reviennent me hanter encore de temps en
temps, une semaine après, elles bousculent ma quiétude ordinaire.
Quelques fois j'ai honte de mon humanité.
C'est le portrait accablant de la mondialisation sauvage tel que pratiquée par le monde corporatiste que nous, humains, subissons sans pouvoir trop y changer grand chose. Telle une fatalité divine, la loi du plus fort est toujours la bonne, plus aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été. En prenant un simple exemple, sans verbiage volubile à la Michael Moore, le documentariste nous montre les choses telles qu'elles, la misère ultime qu'engendre l'exploitation des ressources des pays pauvres, l'insoutenable réalité du transfert de la richesse du sud vers le nord. La faim, le sida, la prostitution, la misère, la souffrance, ... Nous sommes tous responsables.
Les pays riches sont finalement comme ces perches du Nil, poissons carnivores introduits artificiellement dans le lac Victoria. Ces poissons ont presque anéanti la faune du lac au point qu'ils en arrivent à s'auto-dévorer. Il y a un là un parallèle fort remarquable : les pays riches sont les perches du Nil, les pays pauvres les petits poissons indigènes. Les pauvres se laissent exploiter, dévorer, c'est dans l'ordre "naturel" des choses : survival of the fittest, vous avez compris. Le problème est que les ressources ne sont pas infinies. Un jour les riches se transformeront en cannibales auto-dévorants, c'est inévitable. Le lac sera vide, mort.
Le film est tellement lourd, surchargé d'idées, de paraboles et autres hyperboles, qu'il est difficile d'en parler autrement que de recommander à chacun de le voir... et d'y réfléchir surtout.
C'est le portrait accablant de la mondialisation sauvage tel que pratiquée par le monde corporatiste que nous, humains, subissons sans pouvoir trop y changer grand chose. Telle une fatalité divine, la loi du plus fort est toujours la bonne, plus aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été. En prenant un simple exemple, sans verbiage volubile à la Michael Moore, le documentariste nous montre les choses telles qu'elles, la misère ultime qu'engendre l'exploitation des ressources des pays pauvres, l'insoutenable réalité du transfert de la richesse du sud vers le nord. La faim, le sida, la prostitution, la misère, la souffrance, ... Nous sommes tous responsables.
Les pays riches sont finalement comme ces perches du Nil, poissons carnivores introduits artificiellement dans le lac Victoria. Ces poissons ont presque anéanti la faune du lac au point qu'ils en arrivent à s'auto-dévorer. Il y a un là un parallèle fort remarquable : les pays riches sont les perches du Nil, les pays pauvres les petits poissons indigènes. Les pauvres se laissent exploiter, dévorer, c'est dans l'ordre "naturel" des choses : survival of the fittest, vous avez compris. Le problème est que les ressources ne sont pas infinies. Un jour les riches se transformeront en cannibales auto-dévorants, c'est inévitable. Le lac sera vide, mort.
Le film est tellement lourd, surchargé d'idées, de paraboles et autres hyperboles, qu'il est difficile d'en parler autrement que de recommander à chacun de le voir... et d'y réfléchir surtout.
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Commentaires
lili a écrit le 07 juillet 06 à 14:45 :
oui je l'ai vu trois fois ce film!
C'est un très bon film, qui va droit au but!
D'ailleurs ça a créée un débat monstre en Frnace
C'est un très bon film, qui va droit au but!
D'ailleurs ça a créée un débat monstre en Frnace
samsoum a écrit le 07 juillet 06 à 14:45 :
Houssein, l'humanite a toujours fonctionne de
la sorte. Toute civilisation qui se developpe se fait sur le dos
d'autres qui sont pauvres. Jusqu'a La derniere geuerre mondiale,
c'etait evident. Les pays forts vont a la conquete des pays pauvres
soit disant pour assurer leur survie et leurs besoin en matieres
premieres et plus de revenu fiscal et donc c'etait ainsi depuis les
romains jusqu'a Hitler reich.Leurs besoins etaient primitifs, sel, or,
argent..et utilisaient des moyens primitifs qui n'etaient pas nocifs a
l'environnement. Apres c'est devenu plus subtile et moderne, la geurre
est devenu economique pure et les besoins de ces pays riches sont
exponentiels et les techinques qu'ils utilisent sont tellement
destructifs (mines,puits, carriere,foret pur le bois...) que parfois on
se dit,quel avenir attend nos enfants? Imagine que les USA ont assez de
bombes atomiques pour pouvoir detruire la terre plusieurs dizaine de
fois, tout ca etait accomple dans les derniers 50 ans. Malheureusement
on contribue tous a cette situation. Shame
Houssein a écrit le 07 juillet 06 à 14:55 :
"Malheureusement on contribue tous a cette situation."
Très vrai.
Très vrai.
heliodore a écrit le 07 juillet 06 à 17:53 :
J'ai vu ce films il ya quelques mois. Il est
passé sur ARTE ! Ca m'a laissé un arrière goût de frustration et
d'impuissance devant tant de cruauté. Infinity avait raison. Le tiers
monde se prostitue.
heliodore a écrit le 07 juillet 06 à 18:04 :
Il est interressant de lire aussi la polemique qu'a suscité ce documentaire :
http://fr.wikipedia.org/wik...
http://fr.wikipedia.org/wik...
Stéphane Z. a écrit le 08 juillet 06 à 00:18 :
La relation entre documentaire et film est
difficile. Dans un article du Monde (dont je ne trouve plus la
référence malheureusement), Sauper expliquait avoir pris un parti et
qu'il s'agissait plus d'un film que d'un documentaire... malgré sa
forme. Par ailleurs, certains éléments fortement suggérés comme le lien
entre la perche et les armes laisse des interrogations...
Personnellement j'ai du mal avec les "nous contribuons tous à cette situation" et "les pays riches vivent au dépends des pays pauvres". Même si je suis en partie d'accord avec ces assertions, c'est d'un fataliste qui devrait tous nous amener à nous pendre à courte échéance si c'est aussi irrémédiable !
Personnellement j'ai du mal avec les "nous contribuons tous à cette situation" et "les pays riches vivent au dépends des pays pauvres". Même si je suis en partie d'accord avec ces assertions, c'est d'un fataliste qui devrait tous nous amener à nous pendre à courte échéance si c'est aussi irrémédiable !
Houssein a écrit le 08 juillet 06 à 02:00 :
Rien n'est irrémédiable. L'histoire nous a appris que les systèmes humains sont en perpétuelle évolution.
Mopi je pense qu'avant toute chose nous devons être conscients chacun à son échelle, des enjeux de notre société humaine, au niveaux local, régional, national et aussi mondial. Apr`s chacun de nous fait ses petits gestes : consommation intelligente, vote averti, recyclage, etc.
Mopi je pense qu'avant toute chose nous devons être conscients chacun à son échelle, des enjeux de notre société humaine, au niveaux local, régional, national et aussi mondial. Apr`s chacun de nous fait ses petits gestes : consommation intelligente, vote averti, recyclage, etc.
yawp a écrit le 08 juillet 06 à 23:44 :
de toute manière la vie nous laisse toujours
une chance pour arranger les choses par nous même ... mais elle nous
attends au tournant. si nous échouons, elle prendra les choses en main.
comment : c'est simple ... la règle du retour à l'équilibre ... nous
finirons par nous anéantir nous mêmes ... exactement comme les poissons
perches, ce qui à mon avis ... commence à se profiler à l'horizon
sv a écrit le 09 juillet 06 à 11:03 :
1/ Quand on parle d'exploitation des pays
pauvres, nous sommes souvent obliger d'oublier la notion de pays ou de
nation souveraine etant donne que la majorite du temps, le gouvernement
n'a pas son mot a dire. Par exemple, pour que le FMI aide un pays, il
exige souvent des changements tels des privatisations d'infrastructure
et autres qui font en sorte que le gouvernement (et donc payx) devient
de plus en plus impuissants contrairement aux interets prives (qui
peuvent aussi etre internes comme en Chine)
yawp a écrit le 09 juillet 06 à 13:31 :
Un bon point sv. Je dirai que la relation
intrinsèque entre politique et capital, a souvent été dominée par le
politique, même si le capital peut incluencer la politique, et ce
jusqu'au début du siècle précédant. De nos jours les capitaux se
manifestant par leur forme moderne : les multinationales, ont les
pleins pouvoirs. Et le politique est désormais un arbitre entre
plusieurs groupes d'intérêts. Et la politique en est même
instrumentalisée pour servir au premier lieu l'intérêt des
muti-nationales. Un exemple très explicite : le scandale d'Elfe en
France : Elfe a réussi à peser sur la politique étrangère de la France
par l'entremise de Geneviève Deviers-Gencour, épouse d'un employé
d'elfe et maîtresse de Roland Dumas, ministre des affaires étrangère à
l'époque. Et elle a même prêté son réseau d'inlfuence à Thomson pour
faire passer l'affaire des frégates vendues à Taiwan au détriment des
intérêts de la France avec la Chine.
Si la France,a la plus puritaine de tous, en est à ce point, je n'ose même pas imaginer le reste.
Et pour en revenir au point de départ, la notion de pays et frontière comme une délimitation d'une zone de pouvoir et d'influence, devient de plus en plus inusitée de nos jours.
Si la France,a la plus puritaine de tous, en est à ce point, je n'ose même pas imaginer le reste.
Et pour en revenir au point de départ, la notion de pays et frontière comme une délimitation d'une zone de pouvoir et d'influence, devient de plus en plus inusitée de nos jours.
Matoo a écrit le 09 juillet 06 à 15:14 :
Ce film m'a aussi énormément marqué. Il a eu
des échos en moi pendant plusieurs semaines. Jamais un documentaire
n'avait eu, selon moi, une portée politique aussi forte. Quelle
simplicité et clairvoyance dans la démonstration, et comme tu le
soulignais on peut en tirer des métaphores sans fin...
dia a écrit le 25 août 06 à 14:48 :
pour en savoir plus : http://info-afrique.be
Voyage aux pays du coton : Petit précis de mondialisation
La Grande Désillusion
La mondialisation et ses ennemis
Les Nouveaux Maîtres du monde : Et ceux qui leur résistent
La géographie de la mondialisation